Présentation

Le chiffre de la semaine

8%
C'est la proportion de salariés qui ne comptent pas partir en vacances cet été, en raison des problèmes de pouvoir d'achat.
Cette proportion était de 4% en 2007 (sondage LH2 - "le parisien")

Citation du jour

 

« Annoncer une énormité dont tout le monde se récrie, la désavouer avec indignation, jurer ses grands dieux, se déclarer honnête homme, puis au moment où l'on rit de l'énormité en question, l'exécuter."
Victor Hugo
Napoléon le petit
 

 

Mercredi 23 juillet 2008

A une voix, Nicolas Sarkozy sort vainqueur de l’étape Institutionnelle.

 

Il en aura fallu des chantages, des menaces et des cadeaux en tous genres pour convaincre la quasi-totalité des parlementaires de droite de se coucher et à un quarteron de radicaux flanqué de Jack Lang de déserter sur la ligne de Front.

 

Certains ont vite cessé de marchander, d’autres ont laissé monter les enchères. A tout le moins, le premier effet de la réforme institutionnelle est un abaissement visible du Parlement quand on s’y livre à des négociations de maquignons et qu’on y brade une part de la république pour un plat de lentille.

 

On aurait pu croire que certaines personnalités attachaient plus de prix à leur honneur et à leur vertu.

AL

par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers publié dans : Politique communauté : Les blogs communistes
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Lundi 21 juillet 2008

C’est ce soir que l’on va savoir si la dérive monarchiste aura eu raison ou non du bon sens. Un « non » serait la belle victoire d’Elus de la Nation qui auront emprunté le chemin de l’honneur. Un « oui » serait au contraire la marque de parlementaires qui auront cédé aux pressions des hommes du Président.


Nous assistons ces derniers jours à une drague systématique en direction des Elus supposés les moins insensibles aux primes de la trahison.

 

Quelle image douteuse de la France lorsque l’on sait qu’aux uns, on a promis des secrétariats d’Etat et qu’aux autres on a menacé d’un redécoupage, leur faisant perdre leurs sièges, et tout ça pour récupérer des voix : quelle honte.

Ce chantage à ciel ouvert est inacceptable !


De manière générale, la gauche ne cèdera pas à l’intimidation hors quelques élus PRG et Jack Lang (PS) qui devraient voter oui. A ce sujet, il y a un excellent témoignage de Christiane Taubira aujourd’hui dans l’huma qui explique les dangers inhérents à cette réforme…

 

Résultats définitifs, ce soir à 19h00.
ZM

par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers publié dans : Politique communauté : Les blogs communistes
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Vendredi 18 juillet 2008


Je vous livre aujourd’hui un témoignage paru dans l’ « Humanité dimanche » de cette semaine. Il met en lumière le climat dans lequel les étrangers vivent sur notre territoire aujourd’hui. Ce pas bien reluisant tout ça. Parfois j’ai honte…

Témoignage :

Je suis de nationalité franco-colombienne, comme Ingrid Betancourt. Je suis assistante sociale et mère de 3 enfants.

L’année dernière, lors des cérémonies voulues par le président de la république concernant Guy Môquet, certains lycéens du lycée Carnot, à Paris s’opposèrent à l’appropriation de la mémoire de la Résistance par Sarkozy.  

Alors que j’étais présente à ce moment pour les soutenir, le sous-préfet Lacave m’interpella ainsi :

« Attention madame, je représente la République ».

Je lui répondis : « Oui, mais pas celle que voulait Guy Môquet ».

Cela ne lui a pas plu. Quelques minutes après je me suis retrouvée menottée et menacée de la sorte : « Toi, l’étrangère, ce sera l’expulsion immédiate », m’a dit l’un des policiers.

Aujourd’hui je suis accusée par le sous-préfet pour outrage. Me  Thierry Lévy assure ma défense et Odette Nilès , qui fut l’amie de Guy Môquet, me soutient. A l’heure où l’on célèbre l’heureux dénouement de la libération d’Ingrid Betancourt, il est bon de rappeler mon parcours, heureusement moins dramatique, mais tout aussi emblématique de la situation vécue par les étrangers au « pays des droits de l’homme ».

Maria Vuillet. Paris.

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Jeudi 17 juillet 2008

La constitution est un texte fondamental qui organise la répartition des pouvoirs et le fonctionnement des grandes institutions qui en sont dépositaires.

Concernant sa réforme, il me paraît essentiel de la soumettre au débat et au vote par référendum. C’est une exigence lorsque l’on sait que ce projet ne provoque aucun débat national et qu’il s’organise au beau milieu de l’été !


S’agirait-il d’une réforme piège ? Et bien oui et n’en déplaise aux centristes de gauche. Quand on veut réduire les pouvoirs du parlement au profit de ceux de l’exécutif et du président de la République, ça sent l’arnaque à plein nez, non ?


Exemples d’arnaques dus à cette réforme :

Réduction d’amendement des parlementaires ; permettre au chef de l’Etat de décider d’intervenir sans vote du parlement ; un Président qui aurait la possibilité de s’exprimer devant les assemblées sans que celles-ci aient les moyens de sanctionner ce discours par un vote…


Pour faire simple, cette constitution ferait du président de la république le véritable chef du gouvernement. Il serait exonéré de tout contrôle du parlement sur son action et ses décisions. Et la gauche devrait voter pour ?

 

Bien évidemment il ne suffit pas de faire de l’anti pour de l’anti. Alors je vous propose quelques pistes à lire qui éviteraient aux français d’avoir à subir cette réforme injuste et à la gauche tentée par le OUI de tirer une balle dans le pied de tous les progressistes.

 

 

AL 


Voici les propositions du PCF

 :

 

Pour une République sociale et participative

Au lieu de concentrer encore plus de pouvoir entre les mains d’un seul, les communistes proposent de donner beaucoup de pouvoirs nouveaux aux citoyennes et aux citoyens. Pour se faire entendre réellement. Pour que les décisions soient prises dans l’intérêt de tous, et non de quelques uns.


 

Une République démocratique où le Parlement retrouve
sa légitimité et ses pouvoirs

Élections à la proportionnelle
Limitation du cumul des mandats et parité
Droit de vote des étrangers résidents aux élections locales et européennes
Obligation de consulter le Parlement sur les choix européens et internationaux
Profonde démocratisation du Sénat
Respect du pluralisme par les médias, notamment le service public


Une république participative, où les citoyen-nes
aient des pouvoirs réels d’intervention directe

Rendre la démocratie participative constitutionnelle et doter les collectivités des moyens pour favoriser la participation citoyenne ;
Associer les citoyens aux décisions budgétaires des collectivités et rendre obligatoires des comptes rendus réguliers de mandat des élus ;
Reconnaître le droit au référendum d’initiative citoyenne
(localement et nationalement)


Une république sociale, où les salarié-es puissent faire
respecter leurs droits et leurs intérêts dans les entreprises

élargir les droits collectifs des syndicats et des institutions
représentatives du personnel ;
permettre aux salariés et à leurs syndicats d’intervenir
sur les choix et proposer des stratégies alternatives,
permettre aux représentants de la collectivité de faire valoir
les aspects territoriaux et environnementaux.
mise en place dun cadre public légal de contrôle des grandes entreprises, permettant notamment de conditionner les subventions ou marchés publics au respect de clauses sociales et environnementales.


Plus de pouvoirs au Président ? Non ! Plus de pouvoirs aux citoyens ? Oui !

 

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Mardi 15 juillet 2008

Quelles sont ces méthodes qui consistent à revenir en arrière ?

 

La télévision publique, les radios publiques n’ont pas besoin de pression des pouvoirs publics pour exister ! Bien au contraire. D’ailleurs, bon nombre de nos concitoyens sont contre cette dérive autoritaire du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

 

Qu’à cela ne tienne, petit Sarko tente d’endormir les français en leur expliquant qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur de cette réforme. Réforme, vous avez dit réforme ?

Sauf qu’à force de justifier l’injustifiable, on baisse dans les sondages et c’est bien la moindre des choses tout de même. Lorsque Sarkozy explique que le groupe France télévisions est la propriété de l’Etat et que par conséquent il est en droit de nommer son président : il met la barre assez haute niveau connerie, non ? En effet, l’argument est un peu court.

Les radios et télévisions publiques appartiennent à tous les français (redevance oblige) et non à un pouvoir politique.

 

La communication publicitaire sera retirée du service publique ? ce qu’il faut savoir :

Au moment ou on nous supprime la publicité sur France télévisions, on augmente la durée des messages publicitaires sur la télévision privée. Autrement dit, on transfère des fonds de la télévision publique vers le privé, tarissant du même coup ses recettes et donc la possibilité d’œuvrer pour la création. Autres conséquences : une réduction du personnel et une augmentation de la redevance. Bingo, Jackpot pour les requins de l’audiovisuel et des affaires.

 

L’heure est assez grave pour que chacune, chacun d’entre nous manifeste son mécontentement, son raz le bol de se faire avoir, de se faire « siphonner », encore un peu plus, la création, le culturel sur l’Autel de la rentabilité. Je viens de trouver sur le net une pétition contre cette réforme inacceptable. Des journalistes de France 2 sont à l’origine de cette action. Signons-là !

AL

 

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Vendredi 11 juillet 2008

Que le gouvernement, par la voix de son 1er ministre, déclare sa passion pour la vidéo surveillance : rien de bien surprenant au fond. Il ne transcrit que ce pourquoi il est là : appliquer une politique réactionnaire démogogique et tout à fait inutile si rien est tenté d’autre pour réduire la délinquance dans notre pays. N’est-ce pas un aveu d’échec de se dire qu’on ne peut plus rien faire si ce n’est d’installer des caméras ? Qu’on abandonne la lutte, la prévention, l’éducation pour se jeter à corps perdu dans la fabrication d’engins qui n’éviteront rien. Ils permettront juste de retrouver les coupables, ou de savoir ce qui s’est réellement passé.

C’est drôle de penser que ce sont ceux (via Sarkozy ministre de l’intérieur) qui sont responsables de la chute des effectifs de la police nationale qui sont aujourd’hui les porte drapeaux de la télésurveillance. Le pire dans tout ça, du moins le tragique, le glauque, c’est que des responsables politiques de gauche soutiennent cette démarche !

Il faut savoir  que l’idée que les caméras font diminuer la délinquance est fausse même si elle est reprise à tu tête par les « pro surveillance ». Sérieusement c’est un peu léger, pourquoi ne pas admettre la présence de ces robots chez vous pour éviter les accidents domestiques, les violences conjugales, l’alcoolisme, le tabagisme ? Bon d’accord, je m’emporte et je deviens léger à mon tour !

Redevenons sérieux : ce que l’on doit refuser, ce n’est pas le principe même de la caméra mais le risque que cette démarche engendre, le risque que les décisions d’aujourd’hui nous conduisent dans un engrenage dont on ne pourra plus sortir. La question récurrente est : quelle type de société voulons-nous ?

Pour terminer, je voudrais revenir sur le fait que ces initiatives sont (soit disant) prises dans un cadre légal, strict et qu’une sorte de CNIL de la video sera mise en place. Mort de rire ! Foutaise ! Il est grotesque de tenter de rassurer les citoyens en évoquant la CNIL, cette institution sans moyens, sans ambition, dont le nom est partout mais qui ne protège personne. Elle-même qui dénonce dans son dernier rapport annuel : « l’innovation technologique est à la fois porteuse de progrès et de dangers. Les individus sont tentés par le confort qu’elle procure, mais ils sont peu conscients des risques qu’elle comporte. Ils ne se préoccupent guère de la surveillance de leurs déplacements, de l’analyse de leurs comportements, de leurs relations, de leurs goûts ».

Aux partisans de la video dans les quartiers et en centre ville (hors bâtiments publics, etc.), êtes vous bien sûr qu’on ne puisse pas faire autrement ?

AL.

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Jeudi 10 juillet 2008

Pouvoir d'achat : les français ont besoin d'actes, pas de pub !

Il y a au moins une profession en France qui ne pourra pas se plaindre pour son pouvoir d’achat : celle des publicitaires.

 

Sarkozy vient  en effet de leur allouer cinq millions d’euros pour orchestrer une campagne de pub sur le thème : mais si, votre pouvoir d’achat augmente.

 

Pour l’Elysée, le mécontentement populaire ne serait qu’un malentendu. Nos concitoyens ne sauraient pas assez tout ce que le gouvernement a entrepris pour redresser et améliorer le pouvoir d’achat. Ils se seraient focalisés sur des mesurer du type « paquet fiscal ».

 

Pour le premier ministre, ce serait de la faute de l’INSEE, coupable de ne pas livrer les bons chiffres de croissance liés à la si bonne politique mise en place depuis un an sans que l’on s’en rendit compte jusque là.

 

Bref, à défaut de convaincre les français qu’ils n’ont aucune raison de se plaindre, il faut ouvrir le parapluie : le gouvernement ferait tout ce qu’il pourrait et pas que pour les riches.

A voir, quand on sait comment s’y prend le pouvoir pour maltraiter l’allocation scolaire ou bien racketter les allocations familiales : cela fera deux cents millions de moins pour les familles !

A voir, quand le même jour, obligé de suivre l’inflation qui repart au galop, on apprend que le SMIC horaire est augmenté de 8 petits centimes d’euros le 1er juillet.

 

Le double discours est devenu monnaie courante. On ne peut prétendre à la télévision œuvrer pour l’intérêt général et prioritairement faciliter « en douce » la vie des très riches : le fameux bouclier fiscal permettant aux classes très privilégiées de ne pas payer plus de 50% d’impôts. Ce discours est indécent lorsque l’on sait combien la vie est difficile pour des millions de personnes confrontées aux augmentations incessantes des prix.

 

Il suffit de se rendre à une station service, à la pharmacie, de faire ses courses, de payer son loyer, de chercher à acquérir un logement pour faire la douloureuse expérience de la difficulté d’accéder à l’essentiel. Rien d’étonnant à ce que le pouvoir d’achat soit devenu la première attente des français avec la santé et les retraites.

 

En cette période estivale, période propice aux congés et aux vacances, je m’inquiète du nombre en forte augmentation de personnes qui restent chez elles faute de moyens financiers. Les effets pervers de la politique gouvernementale risquent fort de faire chavirer le bateau France : pour éviter cette catastrophe, il faut se battre pour l’intérêt général… Le calme avant la tempête ? Une chose est certaine : une campagne de pub ne suffira pas à faire oublier la réalité de la vie.

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Mercredi 9 juillet 2008

Depuis le 1er juillet, le projet de loi sur la réforme du temps de travail est en discussion au Parlement. Avant hier, avant l’examen au Sénat, les députés ont achevé l’examen du texte, en votant un plafond de 235 jours travaillés maximum dans l’année pour les cadres, contre 218 aujourd’hui.


C’est une véritable régression sociale.

Tandis que le pouvoir d’achat stagne ou régresse les adeptes du « travailler plus » s’en donnent à coeur joie... Avec l’allongement de la durée hebdomadaire du travail, mais également avec la réforme des retraites, c’est le retour à un temps où le salarié se retrouve face à face avec son employeur sans garantie assurée par la société. C’est l’idée du temps libre sacrifié au seul profit de quelques-uns. C’est la règle de la loi de la jungle que l’on veut imposer à notre société.

Ce projet de loi sur le temps de travail coïncide avec la révision d’une directive sur l’aménagement du temps de travail, décidée le mois dernier par l’Union européenne. Les 48 heures hebdomadaires de travail dans l’UE sont maintenues, mais la directive généralise des dérogations. Désormais, le temps de travail d’un salarié pourra atteindre 65 heures hebdomadaires voire plus dans des cas où des conventions collectives l’autorisent !

Tout cela est aux antipodes d’une action qui pense la société d’abord pour le bien de ceux qui la composent. C’est tout le débat pour une Europe sociale, tout le débat pour une autre politique en France.

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Mercredi 2 juillet 2008

Les élections sénatoriales auront lieu le 21 septembre 2008. A cette occasion, 10 à 15 départements peuvent basculer à gauche, dont celui de l’Eure.

A la vue des résultats des élections municipales et cantonales de mars dernier : c’est tout à fait possible si la gauche crée réellement les conditions politiques d’une belle victoire.

Oui, battre 3 sénateurs de droite à ces élections comme nous avons battus 3 députés et 1 sénateurs aux élections locales, cela donnerait un peu d’air à notre département et des moyens supplémentaires pour s’opposer à la politique de M. Sarkozy.

Lors du dernier comité départemental PCF, nous avons décidé de faire campagne sur ces orientations et à ce titre, nous avons rencontré une délégation du parti socialiste en lui exposant notre point de vue. Et notre démarche est simple, elle s’appuie sur les réalités concrètes du terrain après les élections de mars dernier.

Nous dirigeons ensemble et gérons ensemble nombre de municipalité et non des moindres : Evreux, Pont-de-l’Arche, Vernon, Les Andelys…

Nous sommes associés dans des majorité de gauche au Conseil général de l’Eure et au Conseil Régional de Haute-Normandie.

Manifestement, les Eurois, les grands électeurs qui ont été désignés vendredi 27 juin dernier pour voter le 21 septembre ne comprendraient pas que nous allions à cette bataille en ordre dispersé.

Bien sûr, certains sont déjà dans les starting-blocks et, au nom de je ne sais quel jeu dangereux de rapprochement avec le centre droit, ils prétendent incarner la gauche moderne... Ceux-là ne changeront pas, l’appât du gain et le besoin de pouvoir les travestissent et après tout, laissons les se persuader de leur importance. Ce qui compte, c’est bien la victoire de la gauche à ces élections.

Arnaud Levitre

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Vendredi 20 juin 2008

Alors que le ministre de l'Immigration vient de se féliciter de l'augmentation significative du nombre d'étrangers en situation irrégulière expulsés ces derniers mois, les « Amoureux au ban public » dénoncent les drames humains et familiaux qui se cachent derrière cette politique aveugle.

Vendredi 20 juin, M. Oufkir, ressortissant marocain, compagnon d'une ressortissante française et futur parent d'enfant français est en attente d'une reconduite imminente vers le Maroc.

Le jeune couple habite Angoulême et était en train de compléter un dossier de mariage.

Mme T. sa compagne est enceinte de 5 mois et sa grossesse fait l'objet d'une surveillance médicale particulière.
Les parents ont fait une reconnaissance prénatale de cet enfant à venir.

Pourtant, sur décision du Préfet, Monsieur Oufkir a été placé au centre de rétention de Bordeaux. Alors qu'aucun recours n'a permis, ni l'annulation de la procédure de reconduite, ni l'assignation à résidence de M. Oufkir à son domicile, il peut maintenant être reconduit vers le Maroc à tout moment.

Cette mesure de reconduite paraît totalement inutile puisque M. Oufkir a vocation à vivre en France avec sa compagne et future épouse. Cette décision est particulièrement inhumaine tant pour lui que pour Mme T qui devra affronter seule une grossesse difficile sans pouvoir bénéficier du soutien et de l'accompagnement du père.

Nous demandons au Préfet de permettre au plus vite à M. Oufki de quitter le centre de rétention de Bordeaux pour rejoindre sa compagne à Angoulême et de rester auprès d'elle, dans le cadre d'une assignation à résidence en l'attente d'une régularisation.

En signant cette pétition, nous nous associons aux « Amoureux au ban public » pour exprimer notre refus que Adnan soit arraché à la famille qu'il a fondée en France.

Nous n'acceptons pas qu'on lui interdise le droit de se maintenir auprès de sa femme, dont la grossesse est difficile, et d'être présent pour la naissance de leur enfant français.

Nous demandons l'abrogation immédiate de l'arrêté de reconduite à la frontière prononcé contre Adnan et la régularisation de sa situation administrative au nom du droit au respect de la vie familiale.

SIGNEZ LA PETITION

par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers publié dans : Solidarité communauté : Les blogs communistes
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