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Sur fond de divisions du PS, le traité de Lisbonne aura fait resurgir les fractures d'une gauche qui peine à se rassembler pour apporter des réponses aux inquiétudes des français.

C'était quand même bien vu de la part de Sarkozy d'avoir ouvert, à la veille des élections municipales, le débat sur le traité de Lisbonne... Il a fait resurgir les divisions d'une gauche qui peine à se relever de l'élection présidentielle. Voilà pour le constat.

Ceci étant, la vraie question que posent les citoyens est la suivante : Quelle europe et pourquoi faire ?
C'est donc à ces inquiétudes d'une construction toujours plus libérale que doivent répondre aujourd'hui les responsables politiques. Pourtant, en ratifiant le traité de Lisbonne dans le dos des Français et des Européens, ils refusent d'écouter les alertes lancées par les électeurs en 2005.

Ce nouveau traité questionne donc sur les moyens dont se dote la gauche pour répondre à la montée des craintes et des aspirations populaires.

Au parti socialiste, nous assistons aujourd'hui à une partie de ses cadres qui fleurtent de plus en plus avec les orientations sociales-libérales (j'en veux pour preuve la position adoptée par Ségolène Royal sur le rapport de Jacques Attali, dont elle a salué plusieurs mesures)... Dans le même temps, à l'image de Jean-Luc mélanchon, Laurent Fabius ou bien Henri Emmanuelli, des responsables PS on dit non au traité et soutiennent un ancrage plus à gauche de leur formation.
Il est très difficile pour un parti politique d'être à la fois une machine à gagner des élections et un lieu de pensée qui permet d'apporter des réponses aux questions de fond.

Je suis aussi très étonné de la discrétion de la LCR sur ce sujet du reste, occupée qu'elle est à vouloir créer son nouveau parti anticapitaliste dont l'avenir et les orientations restent incertains...

L'urgence d'un rassemlement pour que le peuple soit consulté n'a pas permis contrairement à 2005, l'émergence d'un vaste débat sur le contenu du traité et sur la constitution d'une autre europe libérée des politiques ultralibérales. Mais le front du non de gauche a également peiné à trouver une crédibilité, largement entamée par la campagne présidentielle et l'échec des collectifs antilibéraux.

Alors que le congrès de Versailles n'aura pas permis à la gauche du "non" de renouer avec la dynamique qu'elle a connue en 2005, cet épisode pourrait marquer une nouvelle étape dans la recomposition du paysage à la gauche de l'échiquier politique.

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Tag(s) : #Europe
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