Chers amis,
Rien ne va plus au sommet de l’Etat. Autiste aux colères du peuple, à ses souffrances, à son angoisse face aux 3 000 suppressions d’emplois quotidiennes, il va droit dans le mur. Il n’est plus possible pour bon nombre d’entre nous de laisser faire une politique qui satisfait 6 à 7% de la population, c’est à dire les plus riches : les nantis.
Total, Caterpillar, plus proche de chez nous, Tyco, Mediamotion, Metzeller, Glaxo, Marco… la liste est longue et tellement sombre !
Il est temps de renforcer le mécontentement et de le porter sur la place publique avec plus de verve. Avec une exigence simple : nous bloquons tant que nos revendications ne seront pas entendues… Nous en somme là aujourd’hui.
L’Etat est le seul responsable de cette vie si difficile aujourd’hui. Nous devons le faire plier sur des bases revendicatives claires et responsables ; et nous le sommes. Chacun des salariés, fonctionnaires, retraités, chômeurs, étudiants, lycéens qui ont participé au mouvement jeudi dernier l’est. Le manifestant n’est pas, comme voudrait le faire croire Fillon, un dégénéré féru de seule contestation. Ça c’est des balivernes !
Nous étions dans la rue pour revendiquer un plan novateur pour le travail, la formation et l’emploi. Et pour faire cela, il faut bloquer tous les plans de licenciements et de fermetures d’entreprises et ouvrir des tables rondes, associant salariés, patronat, élus, Etat, banques, pour examiner les difficultés et les moyens d’y remédier. Ne pas le faire revient à laisser s’organiser une nouvelle concentration du capital entre les mains de quelques-uns.
Nous ne sommes pas décidés à laisser faire ceux qui nous expliquent qu’il n’y a rien à faire.
Notre slogan est : Lutter plus pour gagner plus, ça a de la gueule non ?
La crise a bon dos : elle est le paravent de notre cher gouvernement pour nous faire croire tant d’histoires.
Je le dis avec force, cette crise doit appeler une relance de l’investissement et de la recherche pour une croissance de type nouveau, durable, solidaire, écologique et en coopération dans l’Europe. Elle appelle des emplois nouveaux, donc des formations nouvelles dans le transport, l’énergie, le logement, la santé, l’éducation, la recherche, les équipements publics, l’agriculture et l’alimentation. Au lieu de penser aux profits, il faut d’abord penser au développement des capacités humaines pour imaginer un autre futur.
Le prix des produits de premières nécessité devrait être abaissé par les grandes centrales de vente, et par une diminution de la TVA. Le programme européen d’aide alimentaire aux plus démunis doit reprendre d’urgence.
Et pour finir mon propos, et vous le voyez, des solutions alternatives, progressistes peuvent être étudiées et approfondies : ce n’est pas le coût du travail qu’il faut baisser mais le coût du crédit et des charges financières. Une vraie relance induit donc l’augmentation des salaires, la fin de toutes ponctions que sont les franchises médicales ou le forfait hospitalier. Il faut aussi cesser de démanteler les services publics. Les profits ne doivent pas servir aux actionnaires mais aux salaires. Une fiscalité nouvelle, plus juste est devenue indispensable. L’impôt progressif, c’est la justice. Le bouclier fiscal est un cadeau aux plus riches. Il faudrait le transformer en « bouclier social » et réformer la taxe professionnelle et non pas la supprimer.
Il y en a des choses à faire. Surtout à explorer de manière responsable et sérieuse. Ne croyons plus que c’est la Loi de la fatalité qui nous donne tant de mal à vivre aujourd’hui.
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