Si le climat se tend, c’est en grande partie à cause du refus des directions ou des pouvoirs publics d’entendre les salariés.
L’exemple de Continental
Une demande de rendez-vous avec le sous-préfet refusée alors que les salariés sont devant le bâtiment ; le conseiller de l’Elysée qui n’a pas le temps de recevoir et quelques minutes plus tard, une décision judiciaire qui désavoue les salariés et légitime le plan de fermeture de l’entreprise… Cette fois s’en est trop ! Les salariés de Continental ont piqué un coup de sang. Les locaux de la sous préfecture en ont fait les frais. C’est illégal, certes. Mais pour autant, est-ce illégitime ?
Les 1 200 ouvriers de cette usine sont face à un mur et les explosions de colères viennent souvent de là.
Ce qu’il faut savoir
Les patrons sont dans la cible et font plus parler d’eux pour les plans de licenciements qu’ils déclenchent et les rémunérations exorbitantes qu’ils s’octroient que pour leur capacité à générer du dialogue social. Voilà le gros problème.
Alors les conflits se multiplient et les séquestrations de cadres aussi. C’est le dernier recours pour tenter de débloquer une situation où le dialogue avec l’employeur est rompu.
Et puis, pour être clair : lorsque les salariés se battent pour obtenir des négociations, ce n’est pas de la violence !
La violence, c’est plutôt de dire aux ouvriers : nous mettons en liquidation votre vie professionnelle et votre avenir.
Chers Amis, nous avons, l’occasion de montrer une nouvelle fois notre mécontentement et notre volonté à vouloir changer les choses dans ce pays. Cette occasion, nous l’aurons le 1er mai prochain, journée nationale de mobilisation intersyndicale.
Montrons aux théoriciens de l’effondrement social de quoi le peuple est capable lorsqu’il est en colère.
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